La Tricontinentale

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P.547
Le verdict fut clément, le général de Gaulle ayant cherché à calmer le jeu dans les Antilles, même si son conseiller Jacques Foccart Guadeloupéen d’origine et souvent cité dans le procès, poussait l’autre sens.

Si ce procès avait été un coup d’épée dans l’eau, en partie monté par la DST, cette dernière n’avait pas fini, sous l’égide de son patron Jean Rochet, de vouloir démontrer que le congrès de La Havane fomentait des  c o m p l o t s  contre la France.

P.497
À Washington, ni Walt Rostow ni Lyndon Johnson n’avait l’intention de faiblir. Il était même question, à partir du 29 juin, de lancer un des bombardements de B-52 directement sur Hanoï et Haiphong et de les étendre sur l’infrastructure ferroviaire et les dépôts de carburants. Un déluge de fer et d’acier allait tomber sur le Nord-Viêt-Nam pendant tout l’été 1966. La puissance américaine commence à se faire sentir [une puissance permise par les accords Bretton Wood signé en 1945, qui a fait que depuis cette date … le dollar est devenu la monnaie de la réserve mondiale. Ce qui confère un certain avantage – setp]

P.488
L’ambassadeur du Cuba à Paris, Antonio Carrillo Carracas, qui avait organisé la visite de Joséphine Baker et de Régis Debray à la conférence des trois continents fut invité par le général de GAULLE. Le président français s’intéressait à l’irruption du tiers monde sur la scène internationale, mais il était difficile d’épiloguer sur la Tricontinentale, tant celle-ci était étroitement liée au destin tragique de son principal fondateur MEHDI BEN BARKA. Il souhaitait tirer l’affaire au clair. Il avait congédié le patron du SDECE, le général Paul Jacquier, et retiré ce service de la tutelle du Premier ministre, ce qui ressemblait à un désaveu pour ce dernier, Georges Pompidou. Il avait fait appel à d’anciens résistants de confiance pour enquêter, de façon parallèle, sur les conditions de la disparition du leader marocain. Une enquête conduite sous l’égide d’un spécialiste du renseignement de la Résistance, l’amiral Jean Philippon, et de son secrétaire général Etienne Burin des Roziers, qui avait bien connu El Mehdi.

P.470
… Il y avait un risque, un grave danger de paix au Viêt-Nam. Le complexe militaro-industriel, étroitement lié au président texan, ne voulut pas le croire. Finalement, un démenti sous forme de nouvelle offensive militaire fit repartir la Bourse en hausse. On poussa un soupire de soulagement chez Monsanto, dont la dioxine et l’agent orange inondaient le Viêt-Nam, et dans les autres multinationales (…)

P.240
Dès 1958, la CIA monte des coups pendables pour renverser le président Achmad Sukarno et combattre ses alliés du Parti Komunis Indonesia PKI. La CIA avait organisé un mouvement séparatiste contre Djakarta, financé des milices islamiques contre le PKI et même réalisé des films porno avec un sosie de Sukarno pour le discréditer.

P.191
Puis de retour à son Bureau le commissaire de la DST Pierre-Félix Quefféléant (au 3ème étage du 11 rue des Saussaies) il déchira la requête qu’il avait rédigée à la demande des Américains, en éparpillant les morceaux dans sa corbeille à papier. L’un des rares gaullistes à la tête de la DST à l’époque, il avait été le seul commissaire de la Surveillance du territoire en Algérie à s’opposer au putsch contre de Gaulle quatre ans plus tôt. Tout comme il était le seul commissaire de police adhérent de la jeune Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT). Il détestait la façon qu’avaient les Américains de considérer la DST comme une succursale de la CIA et la France comme un paillasson des États-Unis imposant la chasse à leurs opposants politique sur le sol français sous couvert de la lutte contre le communiste (qui est aujourd’hui la lutte contre le « terrorisme »).

 

 

 

Vincent Nouzille :  » Les tueurs de la République »

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p.341 : « Pis, faute de moyens et de v i s i o n , la France s’est mise dans la roue des Américains ».

C’est bien ce que je leur reproche …
ils sont certes dans l’action pour tuer le « mal », mais
ne pas tant le saisir que ça. Et cela malgré les moyens (et l’intention) qu’ils se donnent pour en finir. Ils ne sont pas mauvais, ils ne saisissent pas en réalité le défi auxquels ils ont à faire, face.

Il s’agit du monde, celui de « demain » … Et pour le moment, ils se font baladés (on se sert d’eux).

Ce livre, c’est comme appuyer sur le bouton N-1 (de l’ascenseur) en pensant réellement qu’il n’y ait d’autres niveaux inférieurs (d’autres choses à savoir)… ce qui est un leurre.

Prologue :
Les tueurs de la République
C’est l’un des secrets les mieux gardés de la République : en son nom et sur ordre des plus hautes autorités, des tueurs sont disponibles à tout moment pour éliminer des personnes jugées dangereuses pour la sécurité nationale ou conduire des guerres secrètes contre des ennemis présumés.
Oui, la France tue parfois pour régler des comptes. Oui, la France mène clandestinement depuis des décennies, au nom de la protection de ses intérêts, du Moyen-Orient à la Françafrique, des actions meurtrières inavouables : vengeances d’État, assassinats en série, attentats commandités par l’Élysée, guérillas sanglantes, éradication de chefs terroristes, emploi de mercenaires sulfureux ou de services secrets alliés peu regardants…
Pour ce faire, la DGSE dispose de son Service Action et, en marge de celui-ci, d’une cellule clandestine dont ce livre retrace l’histoire. Ses agents et des commandos des forces spéciales sont entraînés pour mener à bien ces exécutions ciblées, appelées « opération Homo » (pour homicide), ainsi que des opérations plus vastes de « neutralisation », souvent en marge des conflits déclarés. Les présidents successifs de la Ve République, de De Gaulle à Hollande, ont, chacun à leur manière, recouru à ce type d’actions, même s’ils s’en sont défendus.
Au cours d’une enquête de plusieurs années, Vincent Nouzille a recueilli des témoignages exclusifs et des documents inédits. Des acteurs clés qui ont donné ou obtenu ce « permis de tuer » éclairent ici cette face sombre du pouvoir.

Les cloches sonneront-elles encore demain ?

« La France est meurtrie par le terrorisme. Mais il y a plus grave : elle est en train de perdre son identité. Si l on ne fait rien, selon Philippe de Villiers, la voix du muezzin couvrira le son des cloches de nos terroirs.
L auteur a eu accès à de nombreuses informations qu il divulgue ici pour que les Français sachent et prennent conscience de l extrême gravité de la situation.
À travers une mise en perspective vertigineuse, il rappelle comment, depuis les années 1980, notre pays a été lentement mais sûrement « islamisé ». Rien n a été fait pour répondre aux vagues migratoires et au plan secret de l Europe. Pire, ce projet d un « Eurislam », révélé ici au grand jour, a été encouragé par les élites françaises.
Il faut renouer avec notre pays. Philippe de Villiers propose d inventer un nouveau roman national qui soit un roman d amour. Pour que chaque Français puisse partir dans la vie avec un bagage imaginaire qui porte ses rêves. »

« Un État dans l’État »

coignard livreSophie Coignard a découvert que les frères s’organisent d’une façon très moderne pour s’entraider et exercer leur influence dans toute la société. Cet immense réseau, qui compte près de 150 000 personnes, pèse notamment dans la police, la justice et les affaires sociales. Le livre dévoile l’existence de véritables fiefs francs-maçons, comme, parmi bien d’autres, la Poste, Veolia ou le Crédit agricole. À EDF, c’est une vraie cellule de renseignement qui effectuait des missions très spéciales. Cet univers méconnu compte des catholiques fervents et des athées militants. Il abrite aussi des loges d’élite inaccessibles au commun des mortels et des rivalités bien cachées (un État dans l’État – Sophie Coignard – Albin Michel).

« Les secret de la réserve fédérale »

9782355120312

Je ne saurai que trop conseillé cet ouvrage. Il est source d’enrichissement et ainsi, de prise de conscience pour modifier notre vision des choses sur ce qui nous dirige. Sur ce qui nous dirige, tout en nous laissant totalement étranger de l’histoire qui s’écrit au prix pourtant de nos vies (réflexion ou éveil de conscience).
« les secrets de la réserve fédérale » ; par Eustace Mullins.