Respecte tes parents

Respecter «l’ordre »
le cadre [ ] dont les sentiments qui ont fait leur vie dépendent.
Reste à ta place,
accepte ton sort,
respecte tes aînés.

Cela semble évident à 1er vue,
mais avec le temps,
cela échappe au sentiment
qui passe de la situation
à celle d’être enfant,
à celle d’être adolescent
à celle d’être adulte.

Le sentiment se grandit,
pour ne plus respecter,
c’est à dire reconnaître l’évidence
et ainsi inconsciemment,
ne plus respecter l’ordre
le propre de penser l’être.

Or il est question de respecter ses parents.
Pour rester à sa place.
Et non prendre le dessus
voire ignorer
les personnes qui ont permis
au sentiment de voir le jour,
et ainsi d’avoir un je.
Une place dans ce monde.

J’ai vu mon père mourir,
et ce que j’ai vu à ce moment …
c’est qu’il mort,
d’un manque d’amour
et de reconnaissance.
Il n’était pas responsable de son état,
mais cela ne retire pas le fait,
qu’il était difficile de l’aimer,
de le soutenir,
de donner de soi,
car c’était soutenir
un état
ou un comportement
qui n’était pas défendable
tout en étant mon père.

Pour alors me rebeller,
être révolté ou être contre mon père.
Et rien ne m’aurait laissé penser
que dans le futur lorsque j’étais jeune
j’aurais eu « honte »,
c’est à dire que je ne reconnaîtrai plus mon père.
Je ne le reconnaissais plus,
pour ne plus le soutenir.

Or il aurait fallu,
que le soutienne sans que cela m’affecte.
C’est à dire sans pour autant
nier son état
mais ne pas être affecté.
Pour rester à ma place.

Or je ne pouvais pas le soutenir,
et ainsi l’aimer.
Tel a été mon cas de conscience,
je ne reconnaissais pas mon père.
Et je l’aimais,
je ne me posais même pas la question,
c’était évident.
J’étais ainsi bien à ma place.
Sauf lorsque je ne le comprenais plus,
pour ne plus pouvoir le reconnaître,
c’est à dire le soutenir.

Je tiens également à revenir
sur cet étape de vie.
Celle où l’on passe à la vie d’adulte
c’est à dire que l’on commence à faire sa vie.
On rencontre une personne,
et on fait sa vie avec.
Et sans s’en rendre compte,
on oublie les personnes avec
lesquelles on a vécu,
pour faire sa vie.

Et ces personnes ont donné leurs vies
pour assurer la nôtre.
Et du fait d’être parti,
ces personnes sont sans soutien.
Tout en sachant qu’ils ne peuvent plus ressortir (sans même le comprendre)
en perdant ce qu’ils ont reconnu.

Et mon père,
a dû ressentir ça.
Le fait que ses enfants sont partis.
Sans pour autant en être conscient.
C’est le temps,
qui m’a permis de comprendre ça.
Mais à l’époque je ne voyais pas le mal,
seulement le fait de partir,
de grandir
afin de faire ma vie.
Je n’avais pas considérer le vide
que cela crée ;
génère pour les personnes
qui ont donné de leur temps et de leur énergie (amour).

Il est possible de juger
l’amour des uns,
du fait de ne pas avoir ce que l’on veut
ou de ne pas être comme on voudrait
pour en tenir responsable
ce qui ont été responsable de nous.
Mais rien ne retire le fait,
qu’ils ont donné leur vie,
à la hauteur de leur présence
d’esprit
qui est également sur « terre »,
et ainsi en un sens,
en faisant comme ils peuvent ;
du fait de ne pas « savoir »
et de ne pas « pouvoir »
malgré le fait,
d’être nos aînés et de devoir rester à leur place (se faire respecter).

Il est possible de juger,
du fait de ne pas être à la hauteur de notre sentiment,
mais au fond qui peut l’être,
du fait d’être sur « terre ».

Ils ont tout de même
eu ce rôle,
celui d’encadrer,
pour avoir un espace
et du temps,
sans avoir non plus,
à avoir à supporter ça ;
malgré le sentiment lorsqu’il est encore enfant,
qu’être en vie, ne coûte rien,
du fait d’être pris en charge.

Je comprends ma peine,
mais au fond j’avais tort.
Le problème était
que mon affection était immature,
et ainsi incapable de supporter
ou de comprendre ce qui venait à moi,
sans retirer le fait d’être responsable
du fait d’être sur terre,
et non sans conséquences.

Il y a une présence d’esprit,
une réflexion
et ainsi une conséquence,
une peine que l’on ne considère pas
à cet âge là.

Je comprends ma peine,
mais je comprends également celle de mon père.
Mais à l’époque impossible de donner de moi,
car cela aurait pour moi le fait, de le soutenir
or ce n’était pas possible,
car pour moi c’était mal.
Je n’arrivais pas accepter.

Et il était là le problème.
Je devais accepter son état.
Et en sens, grandir
et non plus jugé (être affecté).
J’aurai dû décrocher.
Accepter l’état de mon père,
et non le refuser (refuser de grandir).
Pour moi c’était l’abandonner
à son sort,
ce qui je refusais.
Je voulais revoir mon père,
le voir revenir …or c’est de l’acharnement ;
ce n’est pas le reconnaître
ou accepter cet état de fait (la fin).
Qu’il n’y peut rien,
sans pour autant le juger pour ça.
Mais il était mon père,
et il était ainsi impossible de voir mon père,
dans cet état.
Il était une figure pour moi,
une figure importante,
et qui comptait.

Et je l’ai perdu trop tôt,
cela a bouleversé ma vie,
ou mon sentiment d’être « bien ».

Je devais accepter son état (sort)
et non juger,
condamner
et ainsi refuser de grandir,
c’est à dire d’accepter le fait
d’être mortel et faillible
et non insensible,
c’est à dire intouchable.

S’acharner,
pour ne pas perdre sa vie,
ses repères (refuser l’état de fait).
Refuser pour ne pas perdre mon monde,
son environnement affectif (ou cadre)
et ainsi notre sentiment d’être « bien ».
En perdant des personnes importantes
et si des personnes importantes non déçoivent,
cela remet tout en question
car cela affecte notre vision des choses, de la vie. Pour être ainsi face à nos propres limites,
tant nerveuse qu’existentielle.

Il y a des choses que l’on ne peut pas accepter,
or dans ce qu’il y d’inacceptable,
il y a comme un refus de grandir
en nous.
Une envie de se battre contre l’inéluctable
pour ne pas perdre ses illusions.
Pour que le sentiment continue à a croire que la vie est sans mal,
sans fin pour ne pas perdre espoir,
en l’autre c’est à dire son je. Et ainsi espoir en le monde (ne plus avoir envie
de vivre, de s’attacher ou d’y croire).

Perdre son père est difficile,
et ne plus respecter ses parents,
malgré l’histoire
cela fera que le sentiment
sera incapable de respecter l’ordre
du fait d’être été déçu.
Une déception à la hauteur,
de l’immaturité (du manque d’expérience)
du fait qu’il en est encore à se figurer ça,
à se penser en vie,
sans considérer qu’il y ait une fin à tout ça.

On peut protéger une personne,
pour qu’elle n’ait pas mal,
mais d’un autre côté
c’est la couper d’elle-même
ou de l’essentiel.
Pour perdre conscience que nous sommes mortel,
avant d’être modèle.

S’acharner pour ne pas perdre sa vie,
son monde,
c’est à dire pour récupérer les personnes que l’on aime (ou dépendant de notre je, sentiment d’être “bien” … de garder notre monde, notre vie)
et ainsi refuser leur sentiment ;
cela n’aidera pas autant que la personne qui pense aider (agir pour le bien, agir pour le “mieux”)
que celle qui est « aidé ».

Il est bien question de sentiment
et de ça … du temps.
Pour saisir l’essentiel
ou alors le perdre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.