Le sentiment est en quête (la vie est une quête)

Lorsque ça m’a pris,
je voulais savoir.

J’étais en vie,
ça je le savais …
mais je ne savais pas,
ce qu’il y avait après.
Je cherchais ainsi inconsciemment des réponses ;
c’est à dire Dieu (l’ordre des choses) …
quelque chose de profond.

J’avais besoin de savoir,
et ainsi de lumière.
Raison pour laquelle,
le monde ne m’intéressait pas.
Car ce monde est « bien »
à condition de partager
sa vision des choses
et ainsi de partager leurs sentiments
ou leurs envies,
celle de pouvoir, de gloire et/ou de richesse.

Il y a une soif
en ce bas monde,
non de lumière
mais de pouvoir.
Ils cherchent réellement le moyen d’être « bien » 
c’est à dire de ne pas « mourir »
ou de ne pas perdre leurs vies.

J’ai ainsi cherché inconsciemment la « mort »
et cela faisait contraste
avec une personne qui elle recherchait la « vie » (à vivre et non à « mourir »).

J’avais besoin de savoir.

Et maintenant,
il est temps de faire le bilan.

Ai-je eu la confirmation celle que j’attendais au fond,
ai-je fait la « rencontre »
celle que j’avais besoin de faire de mon vivant
pour avoir ainsi ce que je recherchais inconsciemment (la paix).

En fait,
cela dépasse totalement …
ou devrai-je dire,
c’est totalement différent de ce que je pensais.

Avant de chercher la vérité,
je pensais que ma quête,
aller me permettre
d’optimiser mon sentiment d’être « bien » (de me renforcer).
Or ce n’est pas du tout ce qui s’est passé ;
il s’agit de mort
c’est à dire de vérité ou de reconnaître des choses.
Et pour les saisir,
il a fallu perdre mes convictions (me détacher)
et ainsi perdre mon sentiment d’exister en l’état
(je devais ainsi en un sens perdre mon sentiment d’être bien).

Alors oui,
je me suis dévoilé,
oui
j’ai eu des réponses,
mais ce n’est pas du tout ce que je pensais,
… avant de prendre cette direction.
Tout en sachant que j’allais dans le sens contraire
du monde.
Je n’étais plus présent en un sens,
je n’étais plus « en vie »
ou de ce monde.
Afin de pouvoir saisir ça (la “gravité” de l’existence en fait ; notre sort).

Et non ainsi être là pour sortir personnellement de l’ordinaire,
et non être là pour bien « gagner » ma vie (être « responsable » c.a.d connu et reconnu)
mais belle et bien sortir de mon je ;
et ainsi de ce qui j’avais en tête.
Je tenais à quelque chose inconsciemment
qui était incompatible avec ce que je recherchais
au fond.

En sortant de mon je,
il faut pouvoir rester concentré
non en passant par le monde,
mais en saisissant la gravité
celle qui est éludée pour dire je
et ainsi être sans avoir non plus à saisir ça.

Ça, est tout et rien à la fois.
Et mon sentiment avait encore besoin d’être sur « terre »
pour se saisir.
Le propre d’avoir une chose à faire,
ou un objet pour me fixer encore dans la densité.
Si le sentiment ne se révèle pas,
alors il n’y a plus d’espoir
et/ou d’esprit.

Le sentiment se disperse
ou se perd alors dans la nuit
sans pouvoir avoir une accroche
et ainsi revenir à lui (à la « vie »).
Être soi,
dans le cadre d’un je
n’a rien avoir avec le fait
d’être sans passer par le monde
ou se figurer.

Il faut ainsi tenir à autre chose
à une chose qui n’existe pas.
Et pour trouver ça,
il n’y a aucune garantie
malgré la démarche.

Raison pour laquelle,
je rends compte
qu’il est tout de même dangereux,
de chercher la lumière
de son vivant (de lever le voile,
de chercher à savoir).
C’est certes comme un appel
mais en même temps,
si le sentiment ne se révèle pas,
il ne pourra pas revenir à la vie
être à nouveau présent …
sans avoir saisi ça (et ainsi traverser ça).

Il ne pourra ainsi ni mourir,
ni sortir de la nuit.
Car il n’y a plus aucune prise (espoir en un sens).

Le sentiment en passant par le monde,
a une vie,
pour rester concentré sur son sujet. Il repose ainsi sur du monde ; il a à faire.

Le temps est comme une presse,
pour que la présence ait une respiration
ou conscience de quelque chose (c’est à dire une prise).
Même si c’est le temps d’une vie,
il y a de la matière
et ainsi un esprit,
une présence d’esprit.
En revanche en sortant de son je,
il perdra sa vie,
sans pour autant être mûr, être prêt
pour être sans « vie » (sans passer par le monde,
c’est à dire posséder dans l’idée de donner).

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