La machine à café …

C’est anormal que des personnes puissent s’animer seulement à l’idée d’un titre, ou d’un diplôme. Et ainsi de la reconnaissance prise au monde … non pour réfléchir à ça ou sur ça mais belle et bien profiter de la vie des autres. Tout en étant convaincu du contraire, d’avoir “réussi” leurs vies ou d’être “modèle” (une “référence” voire une “sommité”).
Dans ce monde, il y a trop d’apparat, d’apparence et pas assez de fond (de sens).
Tout comme le fait d’aller travailler. Je ne sais pas si les gens en France comprennent bien ce sens. Ce n’est pas aller chez “mémé” mais au travail. Moi, personnellement … quand je vais au travail, je n’ai pas envie d’entamer la causette pendant une plombe devant un café. Or eux, en France … je ne sais pas cela doit être dans leur gène. Ils ont une machine à café intubée dans leur bras afin de pouvoir parler d’eux. La sphère professionnelle devient ainsi une sphère personnelle pour déconcentrer ceux qui ont à faire (c’est à dire qui sont là pour travailler et non rigoler ; être “sociable”). Je ne comprends cet esprit à la con où il faut faire des ronds jambes c’est à dire parler pour ne rien dire afin de paraître “normal” (“s’intégrer”). Moi, lorsque je vais au travail … je fais mon travail et je me casse. J’y vais pour travailler et non causer (perdre mon temps). Or en France, c’est flou … pas clair dans leurs têtes. Ils culpabilisent à l’idée d’être “méchant” ; à l’idée de ne pas paraître sociable … leur image a beaucoup d’importance (ils culpabilisent à l’idée d’être rejeté ; ou de ne pas faire partie du groupe, à l’idée d’être “anormal”, à l’idée quelque chose qui n’irait pas en eux .. car ils se voient à travers les autres. Ils ne se connaissent pas malgré les mots ; le temps qu’ils prennent pour rien). Il faudrait faire signer une reconnaissance de dette pour le temps pris c’est à dire le sentiment qui ressort plutôt “bien” vis-à-vis de celui qui est alors “mal” pour renforcer le sentiment de celui qui améliore alors son sort (quand je pense qu’ensuite les gens s’en rappelleront à vie c’est à dire à mort. Car ils ne voient pas au delà de ce qui se passe ; c’est à dire ce qui leur a fait impression, affecté, pris d’eux … en “bien” ou en “mal”).

Ils ont le sentiment d’être cool, d’être ouvert et en réalité relou.
Je rappelle que le temps est compté. Il est possible de prendre de soi et de l’importance à une personne, mais ce n’est pas une ressource inépuisable. Le temps d’une vie est le temps d’une vie … de pouvoir relier être (le soi) et avoir (l’importance) qu’une personne donne lorsqu’on le lui demande innocemment en prenant juste un café.

Je souhaite que les gens prennent conscience d’eux en soi et ainsi de leur importance ; c’est à dire du temps qu’ils ont à faire et ainsi qu’ils ne sont pas obligés de donner d’eux (en soi) et ainsi de leur importance (temps ; car c’est leur temps de vie … de réaliser ça / de se servir de ça / ou d’être déjà dans une histoire qui a raison du sentiment). Dans ce monde, on a le sentiment que le temps des uns appartient à celui des autres. Et cela sans que la personne puisse réellement s’opposer sauf pour être … mal-vu. Il y a une sorte de mal-entendu entretenu à l’idée d’être “intolérant” ou “fermé” (“mal” ou d’avoir quelque chose à cacher ; il faut totalement se livrer … c’est à dire donner de soi et de son temps. Or si “je” me livre cela dépasse l’ordinaire pour déranger ainsi les autres dans leur sentiment d’accomplissement (d’être “bien” voire d’exister). Et le système joue dessus pour se renforcer (faire douter une personne à ce sujet pour la posséder ; renforcer son emprise, son entreprise dans le temps .. où ce sont les entreprises qui font la loi … dicte ce qui est “bien” et ce qui “anormal”).

Ils ne doivent pas avoir de vie, ou de conviction pour passer autant de temps avec les autres ; c’est anormal (ce besoin d’être “ensemble”, c’est à dire d’être “au centre” ou de captiver est anormal). Et s’ils passent autant de temps à raconter leurs vies c’est pour croire en leur propre histoire (se la raconter ; le propre de prendre du temps et de l’énergie aux autres non parce que cela est nécessaire mais nécessaire pour qu’ils puissent continuer à croire en leur histoire … à être “bien”. C’est eux qui renvoie aux autres l’idée de ne pas être “sociable”, “ouvert” tout en se servant des autres pour avoir conscience d’exister certes mais sans l’être en réalité ; et je le leur rends compte (c.a.d être là, se manifester sans apporter du sens et/ou de la matière malgré le temps, l’importance prise dans l’environnement affectif dans lequel ils évoluent ou gravitent).

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