La Fayette, franc-maçon de son état

Ci-joint un article qui illustre l’effervescence de l’époque et qui prouve qu’agir pour le « bien », n’est pas forcément ce que l’on pense au moment des faits.

l’Article :

“La Fayette et la République, c’est un peu l’histoire d’un malentendu. Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette, né au sein d’une famille d’ancienne noblesse en 1757, semble être, en 1789, un défenseur sincère de la cause révolutionnaire. Enthousiasmé par la cause révolutionnaire. Enthousiasmé par la cause des colons anglais futurs américains, révoltés alors contre ceux qui les ont chargé de s’approprier leur découverte pour le bien de leur empire. Enthousiasmé par la cause des colons américains révolté contre l’Angleterre (ou royaume) le jeune officier de 20 ans s’est rendu en Amérique en avril 1777 sur un navire acheté et armé à ses frais, en dépit d’une lettre de cachet obtenue de Louis XVI par son beau-père. 2 ans plus tard, revenu plaider la cause américaine en France, il obtient du roi l’appui officiel du royaume à la guerre d’indépendance américaine avant de repartir aussitôt. Couvert de gloire aux états-unis, il rentre en France, après un 3ème voyage triomphal outre-Atlantique, en 1787. Le « héros des 2 mondes », fraîchement intronisé franc-maçon, se déclare ouvertement partisan des idées nouvelles et adversaire de l’esclavage des « Noirs ». Appelé à l’Assemblée des notables en 1788, il s’y montre favorable au doublement du tiers état et, à la grande consternation du Comte d’Artois, frère de Louis XVI, demande la convocation d’une Assemblée nationale. Élu député de la noblesse de Riom aux états généraux de 178, La Fayette propose une déclaration de Jefferson. En tant que vice-président de l’Assemblée, il conduira une délégation venu complimenter Paris de la prise de la Bastille. Nommer commandant de la garde nationale, le « général Lafayette », le nom avec lequel il signe désormais, est en réalité partisan d’une monarchie libérale ou constitutionnelle. Il voudrait être l’artisan de la réconciliation du roi et de la Révolution et pense en avoir l’occasion lors des journées d’octobre 1789. Mais Versailles ayant été envahie par la foule des Parisiens, la famille royale gagne la capitale sous son escorte. Presque un an jour pour jour après la fête de la Fédération du 14 juillet 1790 marquant l’apothéose de sa popularité, La Fayette perd tout crédit aux yeux des Révolutionnaires en ordonnant d’ouvrir le feux sur les manifestants du Champ-de-Mars venus demander la déchéance du roi après la fuite et l’arrestation à Varennes. Ayant quitté le Club des Jacobins, il fonde avec Barnave celui des Feuillants. À la tête de l’armée du Centre en 1792, il est convaincu que sa popularité peut lui permettre de sauver à la fois le souverain et la Constitution. La Fayette dénonce à l’Assemblée la formation d’un État dans l’État s’étant emparé de la souveraineté nationale pour tyranniser les citoyens, puis se rend aux Tuileries et propose au couple royal de soulever son armée (ses fans du fait d’être devenu pilier ou une idole) en leur faveur, un plan sans lendemain faute de volontaires. Marie-Antoinette réagira à son annonce et a dit : « M. de La Fayette veut nous sauver, mais qui nous sauvera de M. de La Fayette ? ». Des décennies plus tard, à nouveau commandant de la garde nationale lors des journées de juillet 1830, il contribue à l’avènement de Louis-Philippe (la monarchie de Juillet, 1830-1848), qu’il embrassera, sur la balcon de l’Hôtel de Ville, avec ses mots : « Voilà la meilleure des républiques ».”

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