Le code de Nuremberg

Lors du procès de Nuremberg, un groupe de médecins experts auprès du Tribunal conçut un code qui fut présenté en août 1947. Il a pour but de mettre en garde l’expérimentateur contre le désir effréné de recherche qui, lorsqu’il n’est pas contrôlé, peut le conduire à considérer le sujet d’expérience comme un simple objet, comme un matériel biologique impersonnel.
Sa valeur de référence, c’est le sujet humain, défini comme une personne libre, digne de respect et fin en soi. La personne est tout le contraire d’une chose ; on ne peut la réduire à un instrument au service de la science et si une expérience pouvait rendre service à l’humanité entière, aucune personne ne devrait être sacrifiée et traitée comme un moyen pour le subir.
Le premier article de ce code pose le principe essentiel du consentement volontaire du sujet humain, ce qui réclame deux conditions :
la capacité légale totale pour consentir ; un enfant ou un adulte arriéré mental ne saurait faire l’objet d’une proposition d’expérimentation.
La liberté de décision, sans contrainte quelle qu’elle soit, et avec tous les éléments d’informations nécessaires sur la nature, le but, les moyens et les conséquences de l’expérimentation.
Le consentement est donné de telle sorte qu’il s’agisse d’un accord de personne à personne. Le sujet d’expérience et le médecin expérimentateur sont dans un rapport d’équivalence, et le médecin ne pourra se décharger de sa responsabilité sur quelqu’un d’autre. (Jean-Marie Nicolle)

Code_Nuremberg_1947

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